KITANI
Histoire réelle de l'Afrique
Phrase du jour
Prend celui qui te montre tes défauts comme quelqu'un t'offrant un trésor Bouddha
Accéder au Forum de Kitani
Forum
Friends & other stuffs
Echange de liens

ravbuggy
Tout sur la musique des
Antilles
Découvrez les West Indies en musique sur www.zoukklan.com
Me, myself & I
first one by dib-design the others are my work
38593
Sondage
23-11-2004
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Paris a-t-elle un lien historique avec la déesse Isis ?

L’HISTORIOGRAPHIE DÉVOILE QU’IL EXISTE UN LIEN TRÈS ANCIEN ENTRE L’AFRIQUE NOIRE ET LA VILLE DE PARIS..

Que nous apprennent l’archéologie et les écrits anciens à propos de la diffusion de la culture africaine de la période pharaonique à travers le monde ?

En fait, ces données révèlent que durant l’antiquité avec le développement de la navigation et les échanges commerciaux autour de la Méditerranée, les populations méditerranéennes ont d’une part, favorisé l’installation de populations africaines (Egypte, Ethiopie, Phénicie/Canaan) sur leur sol, puis celles-ci ont progressivement adopté les croyances africaines et acquis des savoirs inconnus dans leur contrée (ex. constructions architecturales, fresques murales, cultes religieux, etc...).ISIS AFRICAINE ET SON FILS HORUS - 3.6 ko

 
 
ISIS AFRICAINE ET SON FILS HORUS





Comme nous le confirme le professeur J. Vendyes [1] :

« Suivant Tacite (Germ. 9), une partie des Suèves, peuple germanique, sacrifiaient à Isis (déesse égyptienne) ; en fait, on a trouvé des inscriptions où Isis est associée à la ville de Noreia divinisée ; Noreia est aujourd’hui Neumarket en Styrie. Isis, Osiris, Sérapis, Anubis ont eu des autels à Fréjus, à Nîmes, à Arles, à Riez (Basses Alpes), à Parizet (Isère), à Manduel (Gard), à Boulogne (Haute Garonne), à Lyon, à Besançon, à Langres, à Soissons. Isis était honoré à Melun, à Sérapis, à York et à Brougham Castle, mais aussi en Pannonie et aussi dans le Norique ».

Ainsi, comme en témoigne J. Vendyes, les divinités nègro-africaines de l’Egypte anciennes (Osiris, Isis, Horus, Anubis, etc...) vont faire l’objet de cultes dans de nombreux lieux autour de la Méditerranée et des prêtres Africains vont même initier ces populations à leurs cultes.

Il est facile de le vérifier car une peinture exposée au musée de Naples (Cf. dessous) témoigne de ce fait. D’autre part, il ne faut pas oublier qu’Hérodote, le père de l’histoire, a confirmé que les prêtres africains anciens veillaient particulièrement au bon respect de ces cérémonies religieuses.

CULTE D’ISIS ENSEIGNE AUX EUROPENS PAR DES PRETRES AFRICAINS - 19.4 ko

CULTE D’ISIS ENSEIGNE AUX EUROPENS PAR DES PRETRES AFRICAINS
                   MUSEE DE NAPLES



L’origine de la tradition des Vierges noires, en mémoire à Isis la femme d’Osiris, doit donc remonter à cette même époque et ces cultes existent encore aujourd’hui en Europe où ils se poursuivent en hommage à la vierge Marie (France, Espagne...ex. La vierge de Guadalupe en Espagne).

ISIS AFRICAINE PORTANT SON FILS - 44.3 ko

ISIS AFRICAINE PORTANT SON FILS





Ainsi, le nom même de la ville de Paris semble provenir de ce lien avec Isis. Le professeur Pierre Hubac qui reprend une certitude napoléonienne, ajoute d’ailleurs à ce propos [2] :

"Le nom même de Parisii pourrait bien signifier " Temple d’Isis", car il existait au bord du Nil une citée de ce nom et l’hiéroglyphe per figure sur l’enceinte d’un Temple de l’Oise".

En fait, comme le souligne le professeur Cheikh Anta Diop [3], les premiers habitants du lieu actuel où se trouvent Paris, la capitale de la France, portaient le nom de Parisii, sans raisons apparentes. Ces derniers avaient même tenté de résister aux troupes de César. Et il poursuit :

"Le culte d’Isis, comme on le voit, était très répandu en France, en particulier dans le Bassin Parisien ; il y avait partout des Temples d’Isis, selon la terminologie occidentale, mais il serait plus exact de dire « Maison d’Isis », car des dits temples étaient appelé en égyptien Per, lequel mot signifie exactement en égyptien ancien, comme en valaf actuel, l’enclos qui entoure la maison. Paris résulterait de la juxtaposition de Per-Isis, mot qui désigne effectivement des villes d’Egypte, comme le remarque Hubac" (d’après l’historien G. Maspéro).

Difficile de réfuter ces arguments lorsque l’on sait que la figure de proue du bateau que l’on trouve sur les anciennes armoiries de la ville de Paris, n’est autre que la déesse Isis. De même, ce bateau est tout simplement la représentation symbolique de la barque d’Isis.

ISIS - COURS CARREE - MUSEE DU LOUVRE

Photo : Dominique Césari

Le professeur Robert-Jacques Thibaud est aussi de cet avis [4] :

"C’est ainsi qu’à Paris, une grande statue d’Isis sur sa barque fut longtemps conservée dans l’église Saint-Germain-des-Prés, jusqu’à ce qu’un prêtre la détruise à coup de pioche au 18ème siècle. La nef ornant les armoiries de la ville de Paris ne serait autre que la barque d’Isis, tandis que la devise Fluctua Nec Mergitur rappellerait la navigation héroïque des suivants d’Horus (...) mais aussi celles des initiés circulant dans le secret des temples. Selon certains chercheurs, les antiques parisii, précurseurs des habitants de la capitale devraient même leur nom à la déesse".

Cette influence a été encore renforcée par la présence de navigateurs phéniciens en France et ailleurs qui assuraient à l’époque antique, l’essentiel du commerce méditerranéen.

Ce lien entre Paris et la déesse africaine Isis (la femme d’Osiris) est donc bien loin d’être une pure vue de l’esprit car des faits historiques concrets, viennent appuyer cette thèse. Il convient enfin de noter que dans les livres sacrés de l’Egypte anciene, Isis est appelée « S.t Kem », c’est-à-dire « La femme noire », chose confirmée par l’Egyptologue français Emile Amelineau : [5]

« Il est frappant que la déesse Isis (...) ait précisément la couleur de peau qu’ont toujours les Nubiens ».

STATUT D’ISIS EUROPEANISEE - 39.8 ko

STATUT D’ISIS EUROPEANISEE





Sur cette question, je vous laisse apprécier cet excellent complément d’information qui nous a été adressé par l’un de nos internautes :

Post de Koroto

Il existe en france,une très longue tradition orale,écrite et réligieuse, associant l’origine du nom "PARIS" au nom de la déesse negro-africaine "Isis".

Cette tradition affirme que le 1er site réligieux sur Paris, fut un temple d’ISIS, sur la rive gauche de la seine(actuel Saint-germain des près).

Le 2ème temple sera celui du dieu negro-africain Djehouty(THOT=Mercure)sur l’actuel rue saint-jacques ! .

Isis la déesse à la peau sombre et Mercure(Thot) étaient considérés comme les "messagers des dieux" et des "gardiens des carrefours".On rencontrait fréquemment leur image a la croisé des chemins,et dans les forets.

Le 1er temple d’ISIS serait devenu l’actuelle église de saint-germain-des près.

Le temple de Thot serait devenu l’eglise de Notre Dame des champs ! .

STATUT D’ISIS - PERIODE LATINE - 99.1 ko

STATUT D’ISIS - PERIODE LATINE





Le moine Abbon de l’Abbaye de saint-germain des près(fin IXéme siècle) écrivait :

"Lutèce(Paris ?)ainsi te nommait-on autrefois ;Mais a présent ton nom vient de la ville d’Isia, sise au centre du vaste pays des grecs..O lutèce.Ce nom nouveau que le monde te donne,c’est PARIS,c’est a dire"pareille a ISIA" ;avec raison car elle t’est semblable".

Gilles Corrozet publia en 1532 son livre "la fleur des antiquités... cité de Paris".On peut y lire :

"... comment la ville de Paris fut nommée.Près d’Icelle ou saint-germain des prés,était un temple a 1 idole de la déesse Isis,laquelle selon Jehon le maire,fut reine d’egypte et femme du grand OSIRIS, surnommé JUPITER-le juste..La dite cité(Paris) était si proche dudit temple,qu’elle fut nommée Paris,qui est a dire"juste et près de la déesse Isis".

En 1612,l’abbé du Breul confirme ce propos dans son "théatre des antiquités de la ville de Paris". C’est donc une longue tradition en France, qui affirme que le nom Paris a pour racine le nom d’Isis.

Il m’a été récemment confirmé que l’appelation "Paris-ville de lumière" était en rapport avec Isis,la déesse noire,dont le corps serait identifié a la "pierre philosophale".

Cette matière lumineuse noire(pierre philosophale)est ainsi associée a la ville lumière, à travers le corps d’Isis,la noire !

Le culte d’Isis était encore le plus pratiqué en Europe au 4éme siècle. C’est après le concile de nicée de l’empereur Constantin,que l’europe va s’inventer une réligion commune (le christianisme)et un dieu commun Jesus(IesuS).

Tous les lieux de culte d’Isis vont devenir ceux de Jesus. Jesus-fils de Mariam(Is-Is,l’aimée d’AMEN=AMon le Dieu egyptien).

jesus abrégé(Is)fils de IsIs(jesus- jesus).Le mot "Is" signifie "ce qui est sacré".Paris est le temple sacré ; Chartre-s(carnute(pierre)-is)est la pierre sacrée.

Isis est 2 fois jesus, 2 fois sacré et mère de Dieu.

Sources :

[1] Cf. J. Vendyes, Les religions des Celtes, des Germains et des Anciens Slaves, Coll. Mana, tome 3, p. 244.

[2] Cf. Pierre Hubac, Carthage, éd. Bellenand, 1952, P. 170.

[3] Cf. Cheikh Anta Diop, Nation Nègre et Culture, éd. Présence Africaine.

[4] Cf. Robert-Jacques Thibaud, Dictionnaire de mythologie et de symbolique égyptienne, éd. Dervy, 1996.

[5] Emile Amelineau, Mes fouilles d’Abydos, Collège de France.



Partager
23-11-2004, 17:55:10 Max Lefou

Commentaires (2)
22-11-2004
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Les origines historiques de la Bible

UNE ANALYSE HISTORIQUE DU CONTEXTE HISTORIQUE DE L’ÉPOQUE BIBLIQUE NOUS RÉVÈLE DES VÉRITÉS CACHÉES...

En 586 av. J.C, les Juifs subissent une véritable catastrophe nationale et identitaire résultant de la destruction du Temple et de la ville de Jérusalem et de la déportation de l’intelligentsia juive par les Babyloniens de Nabuchodonosor.

Suite à cette catastrophe, un grand nombre de Juifs s’enfuient en Egypte, pour former la communauté d’Eléphantine. Puis après une période de persécution, ils gagnent l’Ethiopie, se mélangent avec une partie de la population noire et forment la communauté des Falasha.

Mais pour les Juifs restés sur place, tous les piliers sur lesquels s’établissait leur identité étaient alors détruits : le clergé et le roi Sédécias, médiateurs entre le peuple et les dieux (élohim, en hébreu) étaient exilés à Babylone.

Effet, à l’instar des autres peuples de la région, les Juifs étaient à l’origine polythéistes et idolâtres comme le révèlent leurs propres documents. Leurs ancêtres possédaient des Téraphim, c’est à dire des idoles domestiques représentant différentes divinités « Genèse 31 : 17 à 35 ». Ils se prosternèrent devant les Ashéra, c’est à dire un pieu ou un arbre sacré attribut d’une divinité « Juges 6 : 25 à 30 ».

Le premier livre de Samuel, chapitre 4, verset 8 dit explicitement : « Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ? Ce sont ces dieux qui ont frappé les Egyptiens de toutes sortes de plaies dans le désert  ». Ou encore un papyrus araméen d’Eléphantine daté de 398 av. J.C, dit ce ci : «  Le salut de tous les dieux, abondamment en tous temps ». Une tablette assyrienne du roi Sargon II au 8e siècle av. J.C, révèle encore ceci « Je comptai pour prisonniers 27 280 personnes ainsi que leurs chars et les dieux en qui ils se confiaient  ».

Ces documents sont connus de tous les chercheurs, et nous pouvons constater que le monothéisme ancestral des Juifs n’est qu’une vue de l’esprit remontant au 4ème siècle av. J.C.

Le Temple de Jérusalem, où se trouvait l’arche contenant les fameux élohim, symbolisant la présence divine auprès du peuple, était en ruine. Le pays était occupé par une puissance étrangère, les dieux des Juifs Yaho, Anath, Bethel, Ishum, Herem (papyrus araméens d’Eléphantine) étaient impuissants face aux dieux des babyloniens (Marduk, Bel, Ishtar).

Pour maintenir un temps soit peu l’identité juive et sortir de cette période de crise, en 398 av. J.C, sous la direction du scribe et sacrificateur Esdras, les intellectuels Juifs acculturés à la sauce babylonienne « Daniel 1 : 1 à 8 » , se mirent à rassembler le maximum de traditions sémitiques, afin d’opérer une véritable renaissance du peuple juif, en fondant une nouvelle identité basée sur la Torah, avec ses récits, ses rites et ses lois.

Bien évidemment, pour que cette Torah soit acceptée par la masse, il fallait lui donner une certaine antériorité et une paternité, c’est alors que les scribes inventèrent à cet effet le personnage de Moïse, non pas de toute pièce, mais à partir du personnage d’Akhenaton (voire à ce sujet : La véritable Bible de Moise, de Pierre NILLON).

Comme le montre cette liste non exhaustive, à partir du 4ème siècle av. J.C, les Juifs avaient entre les mains toute la documentation nécessaire à l’élaboration des grands récits de la Torah, puis au remaniement de ceux-ci, et cela jusqu’en 90 ap. J. C, où le Concile de Yabnéel alias Jamnia en grec, l’actuel Yebna fixa le canon des livres saints aujourd’hui reconnu dans le judaïsme :

-  L’histoire de la Tour de Babel est inspirée de la Tour de Babylone édifiée au 6e siècle av. J. C, par le roi Nabuchodonosor sous le nom de : Etem En Anki.

-  L’histoire du déluge de Noé est inspirée du déluge d’Out Napishtim qui se trouve dans l’épopée de Gilgamesh au 7e siècle av. J.C.

-  Les lois dites mosaïques sont inspirées du Code d’Hammurabi au 18ème siècle av. J.C.

-  Le récit de l’exposition de Moïse sur le Nil est inspiré d’un récit du 8e siècle av, J.C, de l’exposition du roi Sargon d’Akkad sur l’Euphrate.

-  Le récit de la souffrance de Job est inspiré du récit babylonien du < Juste souffrant », datant du 6ème siècle av. J.C.

-  Le personnage d’Abraham est inspiré du personnage d’Abisha au 19ème siècle av. J.C, dans la tombe de Knum Hotep III.

-  Le récit de Joseph et de la femme de Potiphar est inspiré du récit du « Conte des deux frères », au 13e siècle av. J.C.

-  Le livre des proverbes est inspiré de la « Sagesse d Aménémopé », au 13ème siècle av. J.C.

-  L’histoire des hébreux en Egypte est inspirée de l’histoire des Hyksos en Egypte au l8e siècle av. J.C.

-  Le personnage de Moïse fondateur du monothéisme est inspiré de celui du pharaon monothéiste Akhenaton au 14ème siècle av. J.C.

-  Le séjour de 400 ans en Egypte est inspiré de « La stèle de l’an 400 » datée du 13ème siècle av. J.C.

-  La liste des dix patriarches antédiluviens est inspirée de la « Liste royale sumérienne », mentionnant également le nom de dix rois antédiluviens, et datant du 8e siècle av. J.C.

-  Le récit de la création est inspiré d’un récit babylonien de la création « Enuma Elich daté du 6ème siècle av. J.C.

Ceci explique pourquoi, aucun document égyptien, cananéen, assyrien, babylonien, perse, ou même juif comme les papyrus araméens d’Eléphantine, antérieur au 4ème siècle av. J. C, ne mentionne le personnage de Moïse, ou la loi de ce dernier (il en va de même pour les soi-disant prophètes Juifs).

Pourtant les Juifs ont séjourné un grand nombre d’années, voire même de siècles au contact de tous ces peuples, même Hérodote le père de l’Histoire ignore cet illustre personnage de Moïse dans ces enquêtes au 5ème av. J.C. Ce n’est qu’à l’époque grecque, vers 320 av, J.C, dans les écrits d’Hécatée d’Abdère que nous trouvons les premières allusions à un personnage nommé Moïse et à la loi de ce dernier. De même, ce n’est qu’à cette époque sous Ptolémée Il Philadelphe (283 à 246 av. J.C) que s’effectue la première traduction de la Torah, la fameuse version de la Septante.

Or, nous savons que bien avant les Grecs, il était courant de trouver des traductions des oeuvres littéraires importantes.

Comme nous pouvons le constater, et comme le pensent également certains Juifs laïques à l’instar du professeur Yaaqov Kupitz de l’université hébraïque de Jérusalem, la Bible n’est qu’un simple plagiat remontant à l’époque grecque (Science et Avenir, hors-série n° 113, de Décembre 1997 et Janvier 1998, p. 4 à 87).

Conclusion :

Les Juifs n’ont donc pas la véritable Bible de Moïse, mais une simple compilation de documents plagiés à l’époque grecque sous la direction du scribe et sacrificateur Esdras. D'autres auteurs (tel Richard Friedman dans Qui a écrit la Bible) ont démontré le caractère mosaïcal de la Bible qui évolua de manière constante au gré des époques afin de modelé les textes sacrés à la réalité politique et sociale du temps.



Partager
22-11-2004, 23:12:39 Max Lefou

Commentaires (2)
20-11-2004
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...LES FEMMES DANS L’ANTIQUITÉ ET LA FEMME AFRICAINE

EGALITÉ OU NON ENTRE LA FEMME ET L’HOMME ?

Ahmés-Néfertari REINE d’Egypte - 46.4 ko

Ahmés-Néfertari REINE d’Egypte



INTRODUCTION

Aujourd’hui, dans les trois religions qui sont présentées comme monothéistes, judaïsme, christianisme et Islam, la femme ne fut jamais considéré comme Dieu. Le concept d’un Dieu masculin semble avoir toujours existé. Pourtant, la prédominance très ancienne de la déesse-mère est un fait indiscutable. Dieu fut d’abord une femme. Soyons plus clair : Dieu fut d’abord Déesse. En effet les Vénus stéatopyges (aux fesses grasses) furent les premières divinités (ayant visages humains) de l’histoire de l’humanité (voir aussi les statuettes aurignaciennes stéatopyges). Dieu en tant que potentat unique et masculin n’a pas de tout temps existé dans nos croyances.

Avant de parler des femmes de l’antiquité, jetons un coup d’œil sur une catégorie de femmes persécutées à la fin du Moyen Age : Des guérisseuses, diabolisées par une Église à la recherche de boucs émissaires pour confronter son unité face aux hérésies, deviennent ces sorcières qui vont connaître l’enfer sur terre. Ces hommes misogynes de l’Inquisition vont exorciser leur haine de la femme, coupable selon eux d’un péché originel. Le pape Innocent VIII promulgue en 1484 la bulle Summis desiderantes affectibus où il exhorte les prélats à réprimer encore plus durement la sorcellerie. Il était admis que la femme était davantage tournée vers les pratiques magiques et qu’elle était plus souvent « un monstre ». Les femmes représentent plus de 80% des persécutés et lorsqu’elles sont reconnues coupables de sorcellerie, elles sont brûlées. « Elles sont plus méchantes » dit un ouvrage de l’époque. L’occident médiéval est donc très marqué par une domination totale de l’homme sur la femme. La femme est d’abord sous l’autorité de son père et lors d’un mariage éventuel, sous l’autorité de son mari. L’épouse doit obéir à son mari ; c’est lui qui gère les biens. La répression de l’adultère est au détriment exclusif de la femme : sur la plainte du mari, la femme convaincue d’adultère est enfermée à temps ou à perpétuité dans un couvent et perd sa dot ou son douaire. Le discours, souvent antiféministe, découle en partie du statut d’Ève dans la Bible. En effet, la Bible donne à la femme la responsabilité du péché originel : « La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu’il était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit (défendu par Yahvé) et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea. »

Après ce rappel, nous proposons de comparer la condition de la femme africaine de l’époque pharaonique avec la condition des femmes mésopotamiennes, grecs, romaines, hébreux et arabes de l’Antiquité.

LA FEMME MÉSOPOTAMIENNE

Les lois babyloniennes, réunies pour la première fois en 1750 avant J.-C. dans le Code d’Hammourabi, précisent que le chef de famille (évidemment un homme) est propriétaire de son épouse et de ses enfants. La femme ne peut pas disposer de sa dot librement. La dot est transmise aux enfants mâles après son décès. Pour l’épouse, un divorce relève d’un véritable « parcours du combattant ». Les lois, écrites en Mésopotamie, proclamaient la supériorité de l’homme.

L’Historien Hérodote a écrit à propos d’une loi de Babylone : « la plus honteuse des lois de Babylone est celle qui oblige toutes les femmes du pays à se rendre une fois dans leur vie au temple d’Aphrodite pour s’y livrer à un inconnu ...Celles qui sont belles et bien faites sont vite de retour chez elles, les laides attendent longtemps sans pouvoir satisfaire à la loi ; certaines restent dans le temple pendant trois ou quatre ans ».

LA FEMME HEBREU

Yahvé créa l’homme à son image mais la femme est tirée de l’homme.(Gn 1/26, Gn 2/18, Gn 2/22) Puis la femme commet le premier péché de l’histoire de l’humanité (Gn 3/6), celui qui coûtera la vie à l’homme. A Sodome, c’est encore une femme qui désobéit (la femme de Lot, Gn 19/26). Puis dans la montagne, les deux filles de Lot font boire du vin à leur père pour coucher avec lui ( Gn 19/30 à 19/38 ). Pour la purification de la femme accouchée, on précise : si elle enfante une fille, elle reste deux fois plus longtemps impure que pour l’accouchement d’un garçon. ( Le Lévitique 12 ).

D’après Yahvé : un homme entre vingt et soixante ans vaut 50 sicles d’argent alors qu’une femme n’en vaut que 30. La valeur d’un individu est fonction de son sexe et de son âge. ( Le Lévitique 27 ) Lorsque Miryam, ainsi qu’Aaron, parla contre Moïse à cause de la femme kushite qu’il avait prise, seule Miryam est punie, bien qu’Aaron se reconnaisse lui-même aussi coupable qu’elle ( Les Nombres 12 ). Samson, un héros local, est consacré au Dieu Yahvé dès le sein de sa mère, et son "naziréat" est la source de sa force. Il est trahi par une femme, Dalila. Athalie (841-835 avant J.-C.) entreprend d’exterminer toute la descendance royale.(2 R 11/1)

On peut rajouter ce que dit l’Hébreu Paul : (Paul est un homme qui déteste les femmes. Il suffit de lire ses épîtres pour s’en convaincre) Paul est celui qui dit : « Le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. », « Ce n’est pas l’homme, bien sûr, qui a été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. », « Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur : en effet, le mari est le chef de sa femme... », « Pendant l’instruction, la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de faire la loi à l’homme. Qu’elle garde le silence. C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Ève ensuite. Et ce n’est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui, séduite, se rendit coupable de transgression » (1Cor 11/3, 1 Cor 11/8 à 11/9, 1 Cor 14/34 à 14/35, Ep 5/21 à 5/24, Col3/18, 1 Tm 2/11 à 2/14, Tt 2/5).[nb : Paul est aussi appelé Saul dans la Bible ] Remarques : Paul est un Pharisien, Hébreu fils d’Hébreux ( Ph 3/5 à 3/6 ) et il est citoyen romain de naissance ( Ac 22/22 à 22/29 ).

Or les pires ennemis de Jésus d’après les évangiles sont les Sadducéens et les Pharisiens. Pour Jésus, les Pharisiens sont des hypocrites ( Mt 15/1 à 15/7, Mt 22/15 à 22/18, Mt 23/15, Mt 23/27, Mt 23/29, Mc 7/5 à 7/6, Mc 12/13 à 12/15, Lc 12/1 ). La justice des pharisiens n’est pas bonne : « Car je vous le dis : si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » (Mt 5/20) Pour Jésus, les Hébreux n’ont pas la foi car ils ne croient pas en lui. (Mt 8/9 à 8/12) Les épîtres de Paul sont en contradiction totale avec le message humaniste et universel de Jésus. D’après plusieurs évangiles apocryphes c’est une femme, Maria la Magdaléenne, qui était l’apôtre principal de Jésus.

Simon Pierre contredit aussi Jésus quand il dit dans l’Évangile apocryphe de Thomas : « les femmes ne sont pas dignes de la vie »

LA FEMME ARABE

Période préislamique : La femme bédouine était considérée comme un être faible irresponsable. L’absence de statut mettait bien souvent la femme au même niveau que les chameaux chez les Bédouins. La naissance d’une fille n’était guère appréciée. Avant l’Islam, la coutume était souvent de tuer les filles à la naissance, en les enterrant vivantes. La volonté de la femme ne comptait pas dans le choix de son futur époux.. C’est son père, son frère ou son tuteur qui décidait à sa place. Il y a achat de l’épouse. Le mariage pouvait se faire aussi par échange. La femme était une partie du patrimoine, un bien. Les épouses et les filles d’un défunt faisaient partie des biens à partager. Inversement, l’homme hérite de ses épouses. L’homme répudiait sa femme comme bon lui semblait.

Période Islamique : Bien que le Coran consacre une Sourate entière (la sourate 19) à Marie (la mère de Jésus), il est dit dans le Coran : « Les maris sont supérieurs à leurs femmes » Sourate 2, Verset 228 « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci ...Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l’obéissance ; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez ; mais aussitôt qu’elle vous obéissent, ne leur cherchez point querelle... » Sourate 4 Verset 38 Néanmoins l’islam, unificateur des Arabes, a tenté d’améliorer le statut de la femme bédouine (par exemple la fille hérite de biens mais moins que son frère). L’homme, qui veut divorcer, n’a besoin d’aucun motif mais si la femme décide de divorcer, elle doit fournir de très bonnes raisons.

LA FEMME GREC

Dans la Grèce Antique, les femmes sont inférieures aux hommes. Elles ne sont pas citoyennes. Le mari a « le droit de vie et de mort » sur l’épouse et les enfants. La domination masculine étouffait la voix des femmes comme on l’a rarement vérifié ailleurs. L’identité personnelle de la femme est niée. Elle est « fille de » ou « épouse de ».

Aucune civilisation ancienne n’a accordé une place aussi visible, aussi tranquillement officielle, aux relations homosexuelles que celle de la Grèce antique. Le statut privilégié de l’homosexualité masculine est plus valorisant que la fréquentation des femmes dans la société grec. Les grecs allaient jusqu’à mettre de jeunes garçons à la disposition des hommes de leur entourage. Examinons les pensées de deux Grecs, Platon et Aristote :

Platon (429 - 347 av.J.-C.) Platon soutient que les hommes qui, dans leur première vie, « étaient lâches ou qui passaient leur vie dans l’injustice...furent changés en femmes à la seconde naissance », attestant ainsi de ce qu’être une femme est une punition du sort. Platon affirme que les femmes sont en toutes choses « moins bonnes » que les hommes. L’érotique homosexuelle masculine est valorisée dans la mesure où elle est le support de la transmission du savoir et de la pensée, de l’ancien au jeune (selon la pratique pédérastique de la cité grecque).

L’hétérosexualité quant à elle est associée au registre de la procréation. L’ homosexualité masculine est justifiée par une procréation intellectuelle et morale (accoucher les esprits). La procréation de l’esprit (homme avec homme) est supérieure à la procréation physique (femme avec homme). Chez Platon est suggéré une infériorité de la raison féminine par rapport à la raison masculine. Le père est ressource, la mère est pénurie. Les hommes qui cherchent la sagesse préfèrent la procréation par l’esprit, et se tournent vers les hommes ; ceux qui cherchent la procréation par le corps se tournent vers les femmes.

Aristote (384 - 322 av.J.-C.) Aristote situe la femme aux limites de la cité et de la sauvagerie, de l’humain et de la brute. La capacité délibérative de la femme est nulle. Elle ne partage pas la position constitutive du citoyen. Il n’y a même pas de mot pour désigner la citoyenne ou l’Athénienne dans la cité. Aristote rapproche le destin de la femme à celui de l’esclave. Les femmes sont une menace pour la vie harmonieuse de la cité. Le « désordre » des femmes est pire que celui que sèment « les ennemis eux-mêmes ». Pour Aristote, la femme est un être « plutôt inférieur » alors que l’esclave « un être tout à fait médiocre ». La femme et l’esclave sont « des êtres faits naturellement pour obéir ».

Les différences physiques ou « psychologiques » entre hommes et femmes ne sont pas seulement pensées en termes de supériorité-infériorité, mais définissent la « femelle » en termes de défectuosité, de manque, voire de monstruosité. Si le sperme du mâle dépérit, il engendre une femelle, qui ressemble à sa mère. Si le sperme de mâle est fort, comme c’est la règle, il génère un mâle. Présentée comme une défectuosité, cette dissemblance qu’est la naissance d’une fille constitue pour Aristote le premier écart de l’humanité parfaite, la première manifestation de monstruosité. La femme est donc pour Aristote la première manifestation de la monstruosité. Le monstre est l’enfant qui ne ressemble pas à son père. Si il n’y avait que des géniteurs mâles, l’ humanité serait parfaite.

LA PROCREATION DE L’ESPRIT CHEZ LES GRECS - 56.5 ko

LA PROCREATION DE L’ESPRIT CHEZ LES GRECS



(Cf. pour Platon : La République ; Le Timée ; Le Banquet) (Cf. pour Aristote : Politique ; De la génération des animaux) (Cf. F. Collin, E. Pisier, E. Varikas : Les Femmes de Platon à Dérrida)

LA FEMME ROMAINE

La femme romaine est une mineure perpétuelle. L’homme a droit de vie et de mort (uitae necisque potestas) sur sa femme (par exemple, le fait que sa femme boive du vin pouvait suffire !). La femme romaine reste sous la tutelle de son père jusqu’au mariage. Dans tous les cas, l’épouse a besoin du consentement de son tuteur. Dans le droit romain, la condition des femmes est pire que celle des hommes, elles sont inférieures aux hommes. D’après D. Gourevitch (directrice d’études à l’École pratique des hautes études) et M-T Raepsaet-Charlier (professeur à l’Université libre de Bruxelles) : « Trois incapacités principales frappent la femme : la puissance paternelle (patria potestas) du père de famille (pater familias), la tutelle (tutela) qui en est le substitut pour les pupilles et pour les femmes après le décès de leur père, et la manus ( littéralement « la main », mais on emploie traditionnellement le terme latin pour désigner cette autorité maritale) du mari dans le cadre du mariage sous sa forme ancienne. » La femme n’a jamais eu sur ses enfants cette « puissance paternelle ». « Les femmes sont donc des mineurs perpétuelles » Le femme n’a aucun droit politique. Elle « ne peut exercer aucun des droits essentiels du citoyen romain ». Elle est écartée de toutes les fonctions civiques ou publiques.

« L’obligation de fidélité conjugale n’existe à Rome qu’à charge de la femme. » Et pour la sociologie du mariage : « la charge la plus importante des femmes est de recevoir (le sperme) et de protéger le produit de la conception » Selon Pierre Brulé (Professeur d’histoire grecque à l’Université Rennes-II) : « Les Romains ne donne même pas de nom à la femme, qui n’est normalement désigné que par le nom de la famille de son père mis au féminin. » Selon Paul Veyne (Professeur au Collège de France) : « l’homosexualité active (masculine) est partout présente dans les textes romains. Cicéron a chanté les baisers qu’il cueillait sur les lèvres de son secrétaire-esclave...Virgile avait le goût exclusif des garçons...Horace répète qu’il adore les deux sexes. » Plutarque écrivait : « La femme mariée idéale est muette et ne s’exprime pas en l’absence de son mari » Une autre phrase de l’époque qui veut tout dire : « Si nous pouvions vivre sans femmes, nous nous passerions volontiers de ce fardeau ».

LA FEMME EGYPTIENNE

En Égypte, les femmes étaient les égales des hommes devant la loi. Des femmes ont eu droit à leur propre pyramide. La femme mariée possédait une partie des biens du couple. Les couples sont courants dans les peintures, les statuts, les bas-reliefs. Les égyptiens tiraient une fierté certaine de leur ascendance maternelle. L’importance accordée à la lignée maternelle était courante chez les africains noirs de l’Antiquité. Les femmes pouvaient intervenir librement au cours d’un procès, en tant que plaignante, accusée ou témoin. Sauf si un testament en décidait autrement, tous les enfants recevaient une part égale d’héritage. Les égyptiennes pouvaient se lancer dans les affaires et la société ne voyait aucun inconvénient à ce que les filles reçoivent un enseignement. Même des ménagères, à Deir el-Médineh (une ville ouvrière de Haute-Égypte), savaient lire et écrire (voir les ostraca retrouvés sur ce site). Légalement, les postes importants n’étaient pas fermés aux femmes (aucun texte égyptien ne s’oppose à la possibilité de promotion). La dame Nébèt fut Vizir à l’Ancien Empire ( Vizir est l’échelon le plus élevé de la hiérarchie sociale, juste au-dessous du pharaon ; le vizir était le bras droit du pharaon et le coordinateur de toutes les activités).

L’égyptienne possède une certaine liberté dans le choix de son époux (mais elle doit avoir l’accord de son père). Et si la femme adultère risquait de perdre des biens lors du divorce, il était jugé inacceptable qu’un homme puisse avoir des rapports sexuels avec une femme marié. Les défuntes recevaient un mobilier funéraire similaire à celui des hommes. Dieu, en Égypte, crée ensemble l’homme et la femme. Dès le IIIe millénaire, on trouve des femmes pharaons (femmes régnant seules) : On a trouvé de nombreux indices qui attestent du règne d’une femme dès la première dynastie (Mérit-Neïth est en réalité le troisième pharaon de la première dynastie) ; La femme pharaon Nitocris de la VIe dynastie ; La femme pharaon Sobek-Néférou de la XIIe dynastie ; La femme pharaon Hatshepsout de la XVIIIe dynastie (certainement la plus importante des femmes pharaons) ; Néfertiti, à la XVIIIe dynastie, épouse d’Akhénaton, semble être pharaon car toutes les apparences nous laissent supposer qu’elle régnait avec son mari ; La femme pharaon Taousert de la XIXe dynastie. Traditionnellement c’est l’homme qui régnait en Égypte, cependant personne ne s’opposait à l’accession des femmes au trône. Lorsque le pharaon (homme) était mineur, sa mère pouvait devenir régente.

( Remarques : nous ne mettons pas dans la liste des pharaons Cléopâtre parce qu’elle n’était pas d’origine africaine noire. Cléopâtre est une souveraine d’origine étrangère. A son époque, les africains n’étaient plus les maîtres de l’Égypte car en 332 av.J.-C, faisant suite à l’invasion perse, le roi de Macédoine Alexandre fait la conquête de l’Égypte. A la mort d’Alexandre, l’Égypte échoit à Ptolémée, un général d’Alexandre. Cléopâtre est la dernière régnante de la dynastie ptolémaïque. ) La légitimité découle de la femme et le futur roi est très souvent le fils d’une authentique princesse d’Égypte. Les reines sont dépositaires du sang divin.

L’égyptienne, femme noire (Cf. notre document intitulé « Les Origines Nègres de l’Égypte Antique »), est légalement maîtresse de maison. La dame Péseshet, est la première femme médecin connue de l’ histoire de l’ humanité (IIIe millénaire). Elle a obtenu le titre de « Chef des femmes-médecins ». Dans la grammaire égyptienne, le collectif est féminin. Selon Diodore (Historien grec ayant visité l’ Égypte) : « Les maris (égyptiens) s’engagent dans le contrat de mariage à obéir en tout à leur épouse » Selon Hérodote (Historien grec ayant visité l’ Égypte) : « chez eux (les égyptiens), ce sont les femmes qui vont au marché et font du commerce de détails ; les hommes restent au logis, et tissent... »

L’ Archéologie a montré que l’on pouvait trouver « Les textes des Pyramides » dans le tombeau des reines et d’après la religion égyptienne, c’est un homme, Seth, qui commet le péché originel (mais l’humanité n’est pas condamnée comme dans l’Ancien Testament) L’équilibre cosmique, la vérité et la justice sont symbolisés par une femme, la fille bien-aimée de Rê, Maât.

LE COUPLE EN EGYPTE - 182.1 ko

LE COUPLE EN EGYPTE



LES AUTRES FEMMES EN AFRIQUE

[Chez les Troglodytes] Les femmes jouissaient d ’une certaine autorité morale et étaient respectées. Lors des bagares entre hommes au sujet des pâtures, les femmes intervenaient et séparaient les combattants. (Strabon, XVI, 4, 17 ; Agatharchide, V, 63)

[Au moins chez les Mégabares] Il est interdit de frapper les femmes d ’aucune manière (Diodore II, 33, 4)

[Chez les Amazones] Le rôle militaire incombe aux femmes. Tout le temps qu ’elles sont soumises aux obligations militaires, elles conservent fidèlement leur virginité. Les hommes sont confinés à la maison. Ils exécutent docilement les tâches assignées par celles avec qui ils vivent. Ils ne participent ni à la guerre ni au pouvoir, et n ’ont aucun droit d ’exprimer leur avis sur les affaires publiques, ce qui risquerait de les enhardir jusqu ’à vouloir s ’imposer aux femmes. Lors des naissances, les nouveau-nés sont remis aux hommes, et ceux-ci les nourrissent avec sollicitude de lait et d ’autres aliments cuits, en rapport avec leur âge (Diodore, III et Apollonios de Rhodes)

[Soudan Méroïtique] Voici ce qu’en dit le savant Sénégalais Cheikh Anta Diop dans son livre Nations Nègres et Culture : « On peut remarquer l ’absence de reine dans l’histoire grecque, romaine,..., perse ; (...) les reines étaient fréquentes en Afrique Noire et lorsque le monde indo-européen acquit assez de force militaire pour se lancer à la conquête des vieux pays qui l ’avait civilisé, il se heurta à la résistance farouche, irréductible, d ’une reine dont la volonté de lutte symbolisait l ’orgueil national d ’un peuple qui, jusque-là, avait fait marcher les autres sous ses lois. Il s ’agit de la reine Candace du Soudan Méroïtique qui impressionna toute l ’antiquité par la résistance qu ’elle opposa à la tête de ses troupes aux armées romaines de César Auguste. La perte d ’un œil au combat ne fit que redoubler son courage ; le mépris dont elle témoignait pour la mort, son intrépidité forcèrent l ’admiration , même celle d ’un chauvin comme Strabon : ‘ Cette reine eut un courage au-dessus de son sexe ’ »

Reine d’Afrique - 91.6 ko

Reine d’Afrique



CONCLUSION

La place de la femme dans les sociétés Egyptiennes puis africaines expliquent en grande partie l'écart entre l'éducation à l'européenne et l'éducation à l'africaine. Ainsi, l'affaiblissement général de la puissance masculine suite aux deux guerres mondiales (ayant tués des millions d'hommes en Occident) et l'émancipation brutale des femmes qui suivit avec les mouvements féministes des années 1960, le choc provoqua l'effondrement d'un système éducationnel occidental et l'éclosion de familles monoparentale. En revanche, l'Afrique sub-saharienne, ayant conservé malgré les colonisations successives (arabes puis occidentales) une certaine rigueur familiale où la femme, contrairement aux idées reçues, avait sa position claire et définie, chacun, dans le ménage, ayant un rôle clair et précis.

 



Partager
20-11-2004, 22:03:00 Max Lefou

Commentaires (2)
Page précédente
Archive
COMMENT INTRODUIRE UN COMMENTAIRE
Pour introduire vos commentaires, utilisé le lien Commentaires en bas et à droite de chaque message.
Evaluez mon blog





Voir les résultats
In Memoriam
Bon à savoir
Les textes sont, en parties, adaptés d'articles paru sur le site www.africamaat.com mais dénué de leurs propos racistes et afrocentristes extrême. L'Homme n'est rien sans son voisin.